Archives de mot-clé Journal

Journal d’avril 2024

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La version intégrale (fautes et anglicismes inclus) est disponible dans mon jardin numérique, Sylves. La publication s’y fait au jour le jour. J’applique ici l’orthographe rectifiée.

Bonne lecture – Enzo.


Lundi 01 avril

En lisant le début de l’introduction de Humanly Possible (Sarah Bakewell, 2023), où elle essaye de définir l’humanisme, je prends à nouveau conscience que mes préoccupations ont pour sujet la nature humaine, ce qui fait de moi un humaniste : je m’efforce, à mon petit niveau, de comprendre ce que les gens pensent, vivent, ressentent ; je lis beaucoup sur le sujet, j’observe mon environnement avec curiosité, dans l’espoir de comprendre les autres, qui restent nimbés de mystère, mais aussi, et surtout, moi-même. 

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Journal de mars 2024

Publié par Publié sur Lieu - 23 min de lecture 680 vues

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Bonne lecture – Enzo.


Vendredi 01 mars

Cette semaine, me prenant la tête comme j’aime le faire régulièrement, j’ai pris conscience que je raisonnais comme un tambour. Aucune finesse (ou si peu !) dans mon approche. 

Je suis le bulldozer sur un site de fouilles archéologiques.

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Journal de février 2024

Publié par Publié sur Lieu - 23 min de lecture 668 vues

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Jeudi 01 février

Par principe, on devrait être suspicieux d’un enseignement qui se base sur la révélation d’un secret. 

Même s’il est vrai que tout enseignement révèle ce que l’étudiant ignorait jusqu’alors. Le Maitre lève le voile de l’ignorance — il partage ses connaissances.

*

L’ésotérisme est élitiste : son enseignement est réservé à des happy few. Il ne doit surtout pas être transmis aux masses, affirme-t-on, car elles sont incapables de comprendre sa valeur. L’expression qui semble revenir comme un leitmotiv : Margaritas ante porcos, comme disaient les Romains, c’est-à-dire donner de la confiture (ou des perles) aux cochons.

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Journal de janvier 2024

Publié par Publié sur Lieu - 22 min de lecture 651 vues

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Bonne lecture – Enzo.


Mercredi 03 janvier

Quand je suis malade, je retourne aux films en anglais sur Netflix. Je n’ai pas à lire de sous-titres, comme c’est le cas quand je regarde une série asiatique. Ça repose mes yeux.

Habituellement, je regarde peu de films, préférant le format feuilletonnant des séries. Je suis donc surpris par le nombre d’histoires différentes que je peux découvrir en quelques heures avant d’aller me coucher. Tantôt je suis sur une planète reculée de la galaxie à fomenter une rébellion, tantôt je m’émeus des amours compliquées d’une pop star. Et un peu plus tard, je regarde une énième romance de Noël (les romances de Noël peuvent aussi être appréciées après les fêtes).

La qualité du film importe moins que le sentiment de bienêtre que l’on éprouve. Et quand on est malade, une sensation agréable n’a pas de prix.

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Journal de décembre 2023

Publié par Publié sur Lieu - 21 min de lecture 581 vues

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Vendredi 01 décembre

On dit de Chiang Mai qu’elle est la seconde plus grande ville de Thaïlande. Tout le monde le dit : le gouvernement, les sites touristiques, même Wikipédia. 

Or, quand on regarde la population des plus grandes villes, on s’aperçoit que « la rose du Nord » ne se place même pas dans le top 5… Elle n’est pas non plus la seconde ville la plus visitée du pays…

Du coup, comment expliquer cette bizarrerie ? Aucune idée. Peut-être confond-on la ville et l’agglomération.

Ce qui est certain, toutefois : Chiang Mai est la capitale de la province éponyme et, avec ses 127 000 habitants (2019), la plus grande ville du nord du pays. Ancienne capitale du royaume de Lanna, elle a été annexée par le Royaume de Siam dans la seconde moitié du XIXème siècle.

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Journal de novembre 2023

Publié par Publié sur Lieu - 26 min de lecture 637 vues

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Bonne lecture – Enzo.


Mercredi 01 novembre

Halloween est une importation américaine qui me laisse froid. On sent que les marketeux essayent de l’installer en Angleterre, car il y a de l’argent à faire, mais il ne s’agit pas d’une tradition anglaise. Heureusement, personne n’est venu frapper à notre porte, cette année.

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Journal d’octobre 2023

Publié par Publié sur Lieu - 22 min de lecture 605 vues

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Bonne lecture – Enzo.


Dimanche 01 octobre

L’idéal est l’ennemi de l’artiste, car il est impossible à atteindre. La frustration et l’amertume qu’il suscite ne sont pas de bonnes compagnes d’écriture. Seul devrait importer ce qui est réalisable. (Tel choix est-il meilleur que tel autre ?) 

Quand on juge son œuvre, on ne la juge pas par rapport à l’image idéalisée qu’on s’en faisait avant de commencer, mais à travers toutes ces possibilités que l’on a écartées, car elles ne nous semblaient pas convenir sur le moment. 

Nos capacités sont limitées. Et notre jugement, s’il ne veut pas être injuste, doit en tenir compte. 

La question n’est pas : ai-je écrit le futur Prix Goncourt ?
Mais plutôt : dans les limites de mes capacités actuelles, ai-je fait de mon mieux ?

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Journal de septembre 2023

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Vendredi 1 septembre

Dans les Récits Péninsulaires, le patriarcat n’existe pas. La société tendrait davantage vers le matriarcat. 

Très tôt, certaines évidences se sont imposées à moi : par exemple, la pudeur n’est pas une vertu féminine. Les deux sexes jouissent donc d’une sexualité libérée et décomplexée : les femmes n’ont pas à prétendre (l’injonction d’être une chaudasse respectable n’existe pas). Elles vivent leur vie sexuelle comme elles l’entendent, sans jugement, aidées en cela par des moyens de contraception efficaces. Elles peuvent être agressives si elles le souhaitent. Cela dépend de leur personnalité et non du rôle générique qu’on leur impose dès la naissance. 

On attend des hommes qu’ils fassent usage de tous les outils de la séduction : vêtements plus variés, maquillage, etc. Le tout pour attirer l’attention et se démarquer des autres hommes (une observation rapide du monde animal démontre que ce sont les mâles qui doivent séduire les femelles ; ils ont les couleurs les plus extravagantes ; la femelle choisit qui elle veut parmi ses prétendants).

La force n’est pas masculine et la douceur n’est pas le propre des femmes. Etc., etc.. Il suffit de regarder ce qui se passe sur Terre et de prendre le contrepied si j’en ai envie. C’est assez simple.

Ce qui me pose problème, ce sont les gays et les lesbiennes. Surtout l’image, un peu cliché certes, mais assez correcte dans l’ensemble, que l’on se fait d’eux : le gay sensible et efféminé, qui aime la mode, et la lesbienne butch, heureuse d’avoir les cheveux courts et de s’habiller comme un homme. Que leur arrive-t-il sur la Péninsule ? Ces traits de démarcation se retrouvent-il (mais du coup, à l’opposé : le gay est sobre et n’attire pas l’attention ; la lesbienne aime le maquillage et les habits colorés — pour schématiser) ? 

*

J’ai un problème de définition. Je ne sais pas ce qu’est l’homosexualité. À mes yeux, elle va bien au-delà de la simple attirance pour son propre sexe : elle s’accompagne d’une série de comportements, à des degrés variables, qui nous placent aux marges de notre société. Nous ne semblons pas nous reconnaitre dans l’image de l’homme ou de la femme que le groupe nous impose. 

De nos jours, l’homosexualité constitue l’essence de qui nous sommes : elle est tout autant identitaire que sexuelle. Ça n’a certainement pas toujours été le cas… mais je pense que cette « différence » a toujours été présente.

Comment donc se traduit-elle dans mon monde ? Ce qui m’intéresse, ce sont les détails pratiques : gestuelles, habits, comportements. Qu’est-ce qui active le gaydar ? I have no idea.

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Journal d’août 2023

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Bonne lecture – Enzo.


Mardi 01 août

Je me lance dans une nouvelle expérimentation : mes morning pages, que je n’ai pas cessé d’écrire depuis novembre dernier, vont devenir un gratitude journal (un journal de gratitude).

Chaque matin, je vais noter ce dont je suis reconnaissant, du plus important au plus ridicule, et inversement, sans filtre aucun. Il parait que mon bienêtre et ma satisfaction devraient vite s’améliorer, puisque j’habitue mon cerveau à remarquer et à apprécier le positif dans ma vie. Est-ce là l’antidote tant attendu à la grisaille permanente de Sheffield ?

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Journal de juillet 2023

Publié par Publié sur Lieu - 22 min de lecture 602 vues

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Bonne lecture – Enzo.


Samedi 1 juillet

Dans Pure Light, Violette Banks montre comment une autrice française peut écrire un roman qui se passe à Bangkok avec des personnages autochtones ou britanniques sans que ça fasse carton-pâte. Elle est donc le contre-exemple de ce que je disais hier.

À mon avis, elle y arrive parce que son style n’est pas descriptif : peu importe où se passe la scène (que ce soit en Europe, en Amérique du Nord ou en Asie), elle nous donne peu d’indices sur le lieu (les bruits, les odeurs, les températures et l’humidité). De même, elle insère peu de mots thaï, mais indique clairement comment les honorifiques fonctionnent (p’ et nong, etc.) et donnent des exemples précis de la vie quotidienne (comment commander un taxi, ce qu’il faut éviter de faire dans le métro, etc.), ce qui suffit à nous faire sentir que nous sommes à Bangkok et que l’autrice a fait les recherches nécessaires (assez pour faire croire qu’elle s’y est déjà rendue, même si ce n’est pas le cas).

J’ai beaucoup aimé le portrait qu’elle dresse de l’industrie du BL thaïlandais, car il était documenté, précis et juste… Elle laisse deviner ses zones d’ombres sans pour autant les discuter (un choix que je respecte, mais qui ne serait vraisemblablement pas le mien).

Enfin, je ne crois pas avoir lu de romances aussi slow-burn que Pure Light. Ça mijote si lentement que l’amour pourrait se faire passer pour de l’amitié. Les personnages principaux ne prennent conscience de leurs sentiments qu’à la fin, quand il est presque trop tard. L’absence de cul (ou presque) et de tension sexuelle a rendu la lecture agréable ; dans le genre hypersexualisé du M/M, ce type de choix est reposant.

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