Les mots-dièse

Journal de février 2023

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Tu peux trouver une version éditée de ce journal dans ma newsletter (Substack)
La version intégrale (fautes et anglicismes inclus) est disponible dans mon jardin numérique, Sylves. La publication s’y fait au jour le jour.

Au fait, j’emploie le féminin générique.

Bonne lecture – Enzo.


Mardi 31 janvier

Je découvre aujourd’hui l’existence du plus vieux poème lesbien en langue écossaise, daté du XVIe siècle. Le poème 49 du Maitland Quarto, certainement écrit par Marie Maitland.

L’article décortique les mécanismes de l’hétéronormativité à l’œuvre, aussi bien dans l’écriture du poème que dans sa réception. L’universitaire montre comment un poème qui décrit clairement une passion lesbienne est interprété, durant des siècles, comme étant un banal poème sur l’amitié entre deux femmes.

En la lisant, on comprend facilement comment, encore de nos jours, l’amour queer est invisibilisé, déclassé au rang de la simple amitié. Les exemples abondent et le Twitter queer les relève assez souvent : on dirait une running joke (la « très bonne amie » de machine, les « colocataires » de la Villa dei Vettii, etc.). Imaginer qu’il puisse y avoir davantage qu’une simple amitié sent encore le soufre.

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Journal de janvier 2023

Publié par Publié sur 0 Commentaire Lieu - 37 min de lecture 63 vues

Tu peux trouver une version éditée de ce journal dans ma newsletter (Substack)
La version intégrale (fautes et anglicismes inclus) est disponible dans mon jardin numérique, Sylves. La publication s’y fait au jour le jour.

Bonne lecture – Enzo.


Lundi 02 janvier

Ça fait des années que je tiens un journal de loin en loin, ou plutôt des journaux (journal d’écritureblogmots-dièse, etc.). J’ai peiné à prendre cette forme au sérieux, même si elle m’intéresse beaucoup. L’écriture d’un roman est légitime ; tenir un journal (destiné à être lu par des inconnues) ne l’est pas. Personne ne lit les journaux des autres (c’est pas bankable à moins d’être super-hyper-connue), si ce n’est les curieuses. 

Mais je suis très curieux.

Pour la première fois, je me donne l’autorisation de me consacrer à ce projet sur la durée. Un trimestre, trois mois. Minimum. De janvier à mars donc. C’est peu (ou beaucoup, selon mon humeur du moment), mais suffisant pour déterminer si je peux faire quelque chose d’intéressant avec ce projet.

Une version éditée sera publiée dans ma newsletter (la forme exacte reste encore à déterminer) ; puisque je veux en parallèle continuer à faire pousser mon jardin numérique, une version brute sera publiée sur Sylves en temps réel. (Fautes de français et anglicismes inclus, sinon ça ne serait pas drôle.)

Je ne m’impose qu’une seule règle, en plus de la régularité obligatoire : ce journal fera usage du féminin générique. Ça devrait ennuyer les grincheuses (puis-je me permettre ici un « grincheux » ?), mais les lectrices curieuses qui me lisent habituellement n’y verront là qu’un détail, intéressant au mieux, au pire un gimmick

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